Gabriel Garcia Marquez – « Cent ans de solitude »

Les gens de Macondo avaient trouvé matière à distraction nouvelle dans ces promenades le long de ces allées humides, interminables, bordées de bananiers, où le silence semblait venu d’ailleurs, un silence qui n’avait pas encore servi et qui paraissait d’autant plus lourd à remuer pour que la voix se transmît. Parfois, on n’entendait pas très bien ce qui était prononcé à cinquante centimètres de distance mais même les paroles s’avéraient tout à fait compréhensibles à l’autre bout de la plantation.

Les jeunes filles de Macondo trouvaient dans ce nouveau jeu prétexte à rire, à sursauter, à prendre peur et à se moquer, et, le soir venu, on parlait de cette promenade comme une expérience de rêve.

(lecture de mai 2010)

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