Fedor Dostoïevski – « Les frères Karamazov »

Et donc, d’abord, souvenons-nous de lui, messieurs, pour toute notre vie.

Et même si nous sommes pris par les affaires les plus graves, si nous avons atteint des honneurs ou si nous sommes tombés dans le plus grand malheur – malgré tout, n’oubliez jamais qu’ici, un jour, nous nous sommes sentis bien, tous ensemble, réunis par un sentiment si bon, si bien, qui nous aura rendus, nous aussi, peut-être, le temps qu’aura duré notre amour pour ce pauvre garçon, meilleurs que nous ne le sommes vraiment.
(…)

Sachez aussi qu’il n’y a rien de plus haut, de plus fort, de plus sain, de plus utile à l’avenir pour la vie qu’un bon souvenir, quel qu’il soit, et surtout un souvenir issu de notre enfance, de la maison de notre père.

On vous parle beaucoup de votre éducation, mais un souvenir magnifique, sacré, n’importe lequel, que nous gardons de notre enfance, c’est peut-être ça, la meilleure des éducations. Si l’on rassemble ainsi un certain nombre de souvenirs pour la vie, eh bien, pour toute la vie, on est sauvé.

Et quand bien même il n’y aurait qu’un seul bon souvenir qui pourrait nous rester dans le cœur, même ça, ça peut servir un jour à nous sauver.

(lecture de juin 2010)

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