Charles Bukowski – « Pulp »

– Qui y-a-t-il donc de si affreux sur cette… Terre ?
– Chacune de ses composantes. Le smog, par exemple, mais aussi son taux de criminalité, l’air empoisonné, les eaux polluées, la nourriture cancérigène… Mais encore la haine, le désespoir…
La seule chose de belle sur votre planète, ce sont les animaux, contre lesquels vous vous acharnez, et qui bientôt auront tous disparu, excepté les rats apprivoisés et les chevaux des champs de courses. Ça m’attriste, mais ça m’explique aussi pourquoi tu bois tant.
– Brillante analyse, Jeannie. Et encore, tu oublies nos centrales nucléaires !
– C’est vrai. En définitive, vous n’avez pas su vous arrêter à temps, vous avez creusé votre propre tombe.
– Sauf que ça peut péter demain comme dans mille ans. Du coup, puisque nul ne sait pour combien de temps on en a encore, la plupart des Terriens ont renoncé à changer quoi que ce soit à cet état de choses. Après nous, le déluge, n’est-ce pas ?

(lecture de mai 2010)

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