Alexandre Pouchkine – « Eugène Onéguine »

Qui donc aimer ? Quelle âme est sûre ?
Qui, seul, ne nous trahit jamais ?
Qui donc obligeamment, mesure
A notre aune, nos dits et faits ?
Sur nous, nul méchant bruit ne sème ?
Nous dorlote, d’un soin extrême ?
Notre vice est aimable à qui ?
Qui ne nous cause point d’ennui ?

Chercheur d’une vaine chimère,
Ne t’épuise pas en travaux :
C’est soi-même, qu’aimer il faut,
Ami lecteur, que je vénère !
L’objet le mérite : il n’est rien
De plus aimable, on le sait bien !

(lecture de mars 2010)

Publicités
Cet article, publié dans Extrait de livre, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s