Nikolaï Gogol – « Les âmes mortes »

L’homme est capable du pire, et l’ardent jouvenceau reculerait d’horreur si on lui montrait aujourd’hui l’image de sa vieillesse. Lors, en quittant le temps béni de la jeunesse pour entrer dans celui, plus rude, de l’âge d’homme, emportez pour viatique toutes les émotions humaines ! Ne les laissez point en chemin, car vous ne les reverrez plus !

Effroyable et terrible est la vieillesse qui menace, elle ne vous rendra rien de ce qu’elle vous a pris ! Plus miséricordieuse est la tombe elle-même, puisqu’on peut y graver : « Ci-gît un homme », tandis qu’on ne déchiffre rien sur les traits insensibles et froids de l’inhumaine vieillesse.

(lecture de décembre 2009)

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